Dire que c'est durant la gouvernance de Monsieur Bouteflika que le peuple algérien subit les pires privations et répressions c'est dédouaner les précédents présidents, en partant de Boumediene jusqu' à Ali kAFI, en passant par Chadli, Zeroual et jusqu"à présentement donc Bouteflika. C'est aussi cacher la vérité sur des pratiques scélérates d'une junte au pouvoir qui méprise son peuple. Ce qui a fait dire au général major Mohamed Lamari parlant du peuple algérien "juste si on ne dit pas que ces généraux sont importés de l'Etranger.Oubliant seulement que ces honorables généraux sont des enfants du peuple..."
Boumediene s'est approprié la révolution, il ne pouvait que disposer à sa guise de tout le peuple et de son avenir. C'est de lui qu'ont commencé les pires privations. de là que la déchéance des enfants de chouhadas a commencé avec son dinar de pension par jour comme si l'enfant de chahid qui doit se rendre à son lycée à 50 kilomètres devait soit se transformer en Michel Jazy ou s'agglutiner à un camion de marchandise, il n'avait donc pas besoin d'argent pour payer son billet de voyage même si celui ci devait coûter 10 dinars cela ne lui revenait qu'à 40 à 45 dinars par mois en considerant qu'il y a 4 à 5 semaines dans le mois ou l'enfant de chahid lycéen doit emprunter un transport aller -retour.
Oui! les enfants de chouhadas ont été victimes du crime colonial français, mais ce n'est pas pour autant qu'il faille passer sous silence le crime de mépris et de privation commis par les autorités algeriennes envers eux.
mais, me diriez vous, c'est tout le peuple algérien qui a subi l'arrogante marginalisation des différents gouvernements qui se sont succedés post independance.
je vous le concéde, et le proverbe arabe est là, comme pour enfoncer le clou. Ah! ces arabes, qui trouvent toujours une solution, une justification à leur misèrable asservissement! à leur pacification presque volontaire, à leur soumission au plus fort, au plus injuste!
et pourtant depuis l'indépendance, le peuple algérien a été considéré comme un troupeau de mouton, ou mieux une ferme de vaches laitières ou mieux encore un poulailler qu'on l'on doit alimenter à sa guise, sans souci de rentabilité ni protection de sa santé. l'essentiel est de maintenir en vie, comme au temps des villages de concentrations dont méme le brillant étudiant français Michel Rocard avait fait la thèse de son rapport adressé au ministre des finances de l'epoque.
Alors, pour se distinguer du colonisateur, on peaufine des plans de développements,comme ceux de Constantine d'antan, on parle de PND, et PNP- plan national de distribution et plan national de production.
ces plans seront basés sur des rations alimentaires decidées en haut lieu, l'algérien est donc soumis à un rationnement biologique, sa ration en lait était fixé pendant le règne sans partage de Boumedienne à 72 litres per capita, ce qui revient à dire que l'algérien ne devait pour se nourrir, ou nourrir ses enfants recevoir de l'Ètat que de 0,197 litre par habitant par jour soit beaucoup moins d'un quart de litre par jour. Ce qui ne représente méme pas un verre de lait du petit déjeuner du matin par personne et par jour. ce lait est evidemment payé à un prix desisoire pour occulter sa qualité organoleptique qusi nulle.
cette ration augmentera au fil des ans au rythme d'une tortue. Elle passe à 75 litres/habitant/an puis à 90 litres pour se stabiliser à 115 litres.
Mais là ou le bat blesse c'est la composition physico chimique de ce lait. on mesure la qualité du lait par le taux du gras sur sec G/S c'est à dire la matière grasse que doit contenir ce lait par rapport à un litre èquivalent en extrait sec. il est de 2 % ce qui voudrait dire que notre lait qui alimente les enfants, les femmes enceintes, les vieillards et les adultes, ne titre que 20% à sa mise à la consommation . Pour parler le langage de la ménagère,on dira que 880 grammes sur 1000 grammes ( presque 90%) est constitué par de la flotte, c'est à dire de l'eau! et rien d'autres comparé au lait de vache qui, lui, continent d'autres nutriments. Ce qui est extrêmement maigre comparé aux laits vendus dans les pays dont la filière est organisée normalement. dans ces pays, le lait titre entre 2,5 et 3.5 % de G/S .
Autre arnaque, alors que le lait distribué aux enfants algériens est à 100% reconstitué à partir de poudre de lait importée de l'étranger souvent de qualité douteuse.( chernobyl, poudre de lactosérum etc) dans presque tous les pays du monde, méme ceux qui ne disposent d'aucune production d'aliments de bétail, se sont sont dotés de leurs propres fermes laitieres, ne distribuent à leur population que du lait cru, de vache ou de chèvre et parfois de brebis. la Tunisie et l'Arabie saoudite que nous citons à titre d'exemple exportent leurs excédents, puisqu'elles arrivent à satisfaire en lait cru leurs besoins en lait de consommation.
Mais le lait N,est que l'arbre qui cache la forét. C,est tout un arsenal de plans de rationnement qui va gérer l'estomac et l'esprit de l,algérien. on discrimine les produits alimentaires de première necesité comme si les ventres des algériens, gros, maigres,longs,courts, sportifs, femmes, enfants, vieillards doivent être mis au rythme d'une machine de conditionnement. Dans cette entreprise gigantesque d'embrigadement et de conditionnement psychosomatique, l'esprit n'a pas de besoin. Après tout nous sommes sommes tous socialistes, conscients et nationalistes. le reste n,est n'est qu'affaires de mains de l'etranger et des groupuscules réactionnaires internes.
conclusion, nos enfants sont rationnés arbitrairement, non pas par mesure de planification rigoureuse mais égoïste de nos dirigeants, qui eux s'offrent toutes sortes de laits importés ou recupérés des fermes étatiques souvent à titre gracieux.
l'argent ne manque, mais c'est l'égoïsme des responsables politiques a crée cette situation de sous alimentation du peuple, alors que des milliards de dollars , ont été dilapidés, depuis l'ère pseudo socialiste de Boumedienne, cette dilapidation a atteint des proportions alarmantes durant la dernière décennie,
Moralité, les dirigeants de l'ALGERIE INDEPENDANTE semblent donner le visage en effet de dirigeants importés, comme au temps des janissaires, ils se battent pour des postes de responsabilité les plus influents pour mieux se servir et servir leurs parents et amis, délaissant ainsi le peuple dans une situation de sous alimenté, sous developpé, sous cultivé... malade.
la révolte du desert, la grandiose manifestation de Ouargla est là pour nous signaler que les bornes sont dépassées. le chômeur, lui, se fout du dosage en extrait sec et en matière grasse du lait de la vache laitère algérienne, car il sait que la seule vache laitière qui soit capable de venir à bout de leurs problèmes vitaux, la faim, la soif, et le froid, s'appelle SONATRACH