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Abdellah Djaballah, président du FJD, à Sidi Bel-Abbès
“Les menaces de Bouteflika sont une erreur”

“Toute la nation s’est exprimée contre l’exploration du gaz de schiste, après les conclusions d’experts honnêtes et indépendants du pouvoir sur sa nocivité pour l’environnement, les eaux souterraines et pour la santé du citoyen. Donc, c’est pour cela que l’opposition s’est solidarisée avec les citoyens d’In-Salah et d’Ouargla et de nous interroger sur ces accusations de semer la confusion et le trouble au sein de la population. Nous réitérons notre appel avec beaucoup de maturité pour une élection présidentielle anticipée sous l’égide d’une commission nationale indépendante”, a déclaré hier, Abdellah Djaballah, président du Front de la justice et du développement (FJD) présent à Sidi Bel-Abbès où il a présidé un colloque régional sur “le consensus (Ijmaâ) en tant que sources du droit musulman, dans le cadre des principes de la doctrine du fiqh”, en présence des représentants des bureaux des wilayas de l’Ouest.
Il estimera aussi que le message menaçant du président de la République à l’égard de l’opposition est bizarre et une erreur en même temps. “S’opposer au président de la République n’est pas un affront à l’État, mais c’est pour apporter des corrections aux erreurs du président de la République en poste”, dira-t-il.
Dans sa réponse à ces menaces, Abdellah Djaballah a rappelé qu’il est “tout à fait normal et légitime que l’opposition cherche à concurrencer le régime en place pour arriver au pouvoir. C’est parce qu’elle veut participer au développement du pays et elle le revendique davantage à travers des élections légales, libres et honnêtes, face au seul arbitre qui est le peuple. Donc, aspirer au pouvoir, à travers des élections, n’est pas une déficience, mais l’opprobre est pour celui qui l’a demandé en se couvrant de l’institution militaire, à travers la fraude, en piétinant la Constitution depuis 1999. Pour cela, il faut rappeler aussi ce qui s’est passé lors de la dernière élection présidentielle de 2014, lorsque l’actuel Président, tout en étant malade, s’est porté candidat à cette élection en falsifiant le certificat médical”.
A. B.