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Algérie : le devoir de mémoire ne s'arréte pas a 1962

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Algérie : Le devoir de mémoire ne s’arrête pas à 1962

Actualité - Histoire


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Algérie : Le devoir de mémoire ne s’arrête pas à 1962Si nous décidons d’écrire notre histoire en commençant depuis la nuit des temps, nous devons dire ce qui s'était réellement passé sur notre territoire. Ce que nos ancêtres ont subi des envahisseurs : expropriation, exactions, exécutions, viols, tortures, impôts, emprisonnement, déportations, camps de concentrations, privations. Mais il faut dire aussi que bien des soldats et des colons appartenant au camp adverse ont trouvé la mort sur cette terre sacrée qu’est l’Algérie.

L’histoire n’a pas fini de s’écrire et ce n’est pas seulement en temps de guerre que les mémoires se mettent à renvoyer ce qu’elles n’ont pu digérer, pour le transmettre, non seulement aux générations futures mais aussi pour exorciser le mal. Ainsi va la vie, nos ancêtres ont vécu l’enfer de l'occupation, mais nous, nous devons transmettre notre testament à nos petits enfants qui, déjà,  sont presque perdu dans le désert du temps. La guerre est finie, la construction du pays commence en 1962.

Et si des problèmes se sont formés, grossissant au fil des ans pour ce peuple à peine sorti de la famine et de la terreur, pour se transformer en chômage, en délinquance, en drogue et en suicide ou en harraga, c’est qu’il y a quelque part une carence en matière de prise en charge de ce peuple vaillant dans sa destinée, son avenir socio économique.

L’Algérie étant un pays très riche, et les gouvernements successifs se sont donnés les moyens de répondre à son attente. mais voila bien 46 ans que l'on continue de tâtonner pour trouver la voie salutaire pour enfin mettre  au placard, la triste condition du sous développement de ce peuple  longtemps martyrisé, asservi, subjugué, torturé, humilié. Et si aujourd’hui des jeunes de mon Douar se découvrent subitement une tendance irrésistible au suicide, ou encore une propension à la consommation de drogue, du vin et autres stimulant de rêves insensés, meurtriers, c’est qu’il y a là matière à réfléchir. ou pour abonder dans le même sens que Ahmed Ouyahia, un plan marshal est plus que d’actualité, comme aux Etats Unis d’Amérique en 1929, avec cette grosse différence que nous, sommes en Algérie et dites vous bien en l’an 2008, si je me trompe, corrigez moi s’il vous plait ! 

D’où vient donc cette malédiction ? D’aucuns vous diront que c’est à cause de Boumediene, ou encore du parti unique. Moi, je ne le crois pas trop. D’autres vous diront que c’est la faute à Chadli. Ou encore à la libéralisation. Il y en aura même qui vous diront que c’est l’impérialisme américain, parfois aidé par le sionisme et les réactionnaires intérieurs de tous bords. Pour se retrouver dans cette jungle de politiques, de plans nationaux, de commissions, de conseils des ministres qui avaient fini par remplacer les purs et durs conseils de la révolution, il est bon de marquer une halte et de faire sa propre introspection. D’où cette question lancinante du devoir de mémoire qui nous taquine  de façon récurrente l’esprit et, qui, forcement devra transcender les dates historiques des guerres de libération. Si l’Etat n’a pas pour fonction de défendre le peuple, car le peuple n’a jamais été l’Etat, d’un point de vue théorique, en tout cas, selon le droit constitutionnel. Il existe tout de même une entité qui le représente et qui se doit d'être son porte parole, quand ce n’est pas tout simple son avocat défenseur. la question que l'on peut se poser  aujourd’hui nous permettra sans aucun doute de répondre à cette inconnue : qui est réellement responsable de la misère grandissante de ce peuple : chômage en augmentation, crise du logement, insécurité, la paupérisation criarde, les fléaux sociaux (drogue, prostitution, suicides, harragas etc..). Qui était sensé poser les véritables problèmes  de cette société, libéré du colonialisme ? Qui était sensé être à l’écoute de ce peuple abandonné ? Qui était élu par ce peuple, pour le représenter et le défendre contre les éventuels oublis ou dépassements du pouvoir.

S’il est vrai que la situation du peuple n’a paradoxalement fait qu'empirer depuis l’indépendance, à ce jour, c’est qu’il y’a quelque part un motif à cela. Même si  à contrario du cheminement progressif vers une dégradation du pouvoir d’achat du citoyen, nos chers élus, ont vus leurs standing nettement améliorés, et je dirais même plus, pour certaines devenues enviables, le devoir de mémoire nous interpelle toujours , comme cette voix du mort et nous oblige donc à raconter l’histoire à nos enfants, non seulement de la période coloniale , mais aussi post- coloniale, pour savoir lequel des deux avait été arnaqué : le peuple ou ses représentants ? Pour mieux guérir le mal bien sur !

abdenour si hadj
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