e compte à rebours pour les présidentielles. Que feront l'armée et le ministre de l'intérieur?
Les manoeuvres affirment leurs objectifs stratégiques et tactiques à la veille des échéances électorales présidentielles
le RCD annonce les couleurs en se positionnant dans la véritable opposition, terrain de predilection mais deserté par le FFS et quelques personnalités de renommée du calibre de Ali Yahia Abdenour, de Benbitour et Taleb Ibrahimi, sans oublier feu Abdelhamid Mehri.
les Alliances FFS-RND-FLN ne prouvent qu'une seule chose : la disgrâce dont ils sont l'objet récemment du président de la république qui veut, en les envoyant à la vindicte populaire leur substituer une autre alliance moins politisée et donc plus maniable à travers l'agrément de nouveaux partis comme celui de Amara, et de Ghoul sur lequels il compte s'appuyer pour briguer le quatrième mandat, avec l'appui logistique de Sellal. La dure et impopulaire mission que celle de Ould Kablia qui va être très sollicité, contesté voire même accusé de partiaté.
les choses se précisent pour le RCD:le président Bouteflika n'a plus la capacité de gouverner. il accuse méme le gouvernement de s'etre adonné à une fraude electorale massive et réclame la restitution du sigle FLN à son propriétaire qui est le peuple algérien. Il crédite l'armée de la neutralié la plus indefectible.
la sortie du RCD, les alliances contre nature des partis, la mise à l'ecart de Louiza Hannoune, l'émergence de Amara Benyounes, la manifestation de mécontentement du FADJR de Ben Baibeche qui fait le contre poids avec l'ONEC inféodé au système, dénotent bien on ne peut mieux, une situation très avancée dans les prévisions électorales des décideurs de l'ombre.
Pour l'armée, le quatrième mandat aussi bien l'alternance sont deux facettes d'une même pièce : la stabilité du régime. Pourquoi cette armée cherchera-t-elle la stabilté à n'importe quel prix? tout simplement elle implique sa propre stabilté.
Le front social en effet peut mettre le feu aux poudres et les velleités étrangères sont simplement en veilleuse. Pour l'OTAN et l'Amérique, l'Algerie pourrait facilement se retrouver dan la même situation que la Syrie actuelle. en tous les cas s'il fallait y passer, ils n'hésiteront pas à prendre position pour un changement à l'egyptienne ou à la lybienne ou encore à la tunisienne.
Dans tout ce cirque la Turquie et l'iran restent attentives aux appels aussi bien des islamistes que des démocrates. Sans doute les déclarations anti turques de Ahmed Ouyahia ont contribué à la décision de l'évincer du gouvernement?