“Ce qui se passe n’est pas du tout une surprise. Avant l’élection présidentielle, nous avions dit qu’une fois réintronisé roi d’Algérie, M. Bouteflika allait s’occuper de sa santé et abandonner le pays au désordre. C’est exactement ce qui se passe. Ce qu’on vit aujourd’hui est l’aboutissement d’un choix irresponsable du Président, de son entourage et de ses amis qui croyaient que l’Algérie est un butin de guerre et qu’ils pouvaient en user et abuser selon leur convenance. Il faut dire à M. Sellal, directeur de campagne du candidat Bouteflika, que le temps des blagues est fini. Les policiers sont des Algériens qui vivent les mêmes problèmes que leurs concitoyens. Ils sont fatigués de devoir, à chaque fois, réprimer le peuple pour protéger un pouvoir incompétent et illégitime. Pour ce qui est de la thèse du complot, je ne lui accorde aucun crédit. Car si les policiers sont aussi facilement manipulables, il ne restera rien de ce pays. Le mouvement de protestation des policiers est plutôt l’expression d’un ras-le-bol. C’est l’absence du Président qui est la cause profonde de cette situation.”