![20121115-220025.jpg]()
La dernière UNE du Journal "The Economist" présente la France comme une bombe à retardement. Certains s'en réjouissent, spécule sur l'Etat de la France. Un dossier alarmiste de 14 pages sur une France prête à exploser: "la France pourrait devenir le plus grand danger pour la monnaie unique européenne", et "la crise pourrait frapper dès l'an prochain".
The Economist n'a pas complètement tort! écrit mon confrère Stef qui nous rappelle très justement que nous sommes toujours à la merci des banquiers. Avant toute spéculation, prenons le temps de regarder les fondements idéologiques de ce journal. Dans une interview du NouvelObs (que je vous propose de lire en partant de la fin), cette question :
|NouvelObs| Votre journal est-il influencé par la City ou par un parti politique ?
|TheEconomist| - Non. Nous sommes un journal libéral. Nous sommes pour moins d'Etat, pour que l'on donne plus de liberté au marché. Mais politiquement c'est différent. Nous avons soutenu Angela Merkel, Barack Obama, Nicolas Sarkozy (deux fois, même si c'était avec plus de réserve la seconde fois).
Prolégomènes utiles pour lire ces 14 pages avec retenue. C'est dans l'air du temps. Dans le même registre l'institut, s'attendre d'ici 15 jours à un remède de cheval de L'Institut Montaigne pour économiser 50 milliards d'euros sur 5 ans. Challenges.frdévoile quelques pistes: 1. Supprimer 300.000 postes de fonctionnaires (9 milliards d'euros), 2. Diminuer les indemnités chômage (4,5 milliards d'euros), 3. Réduire les remboursements maladie (10 à 15 milliards d'euros), 4. Faire le tri dans les aides au logement (9 milliards d'euros), 5. Rogner les avantages familiaux (7 milliards d'euros).
L'institut Montaigne pour souvenir, c'est la boite à idée de Nicolas Sarkozy pendant la dernière présidentielle. Encore un!. Cette institution avait fait ouvertement compagne (des idées) pour N.Sarkozy, contre F.Hollande, avant un rappel à l'ordre du CSA. Souvenez-vous...
The Economist, l'institut Montaigne sans compter une certaine presse, insister c'est maintenant! La France vit décidément une période post-présidentielle assez curieuse.La bataille des urnes ne suffit plus pour mener sereinement une politique validée par le suffrage universel.
En France, l'élection des idées économiques, c'est le troisième tour de la présidentielle, du suffrage universel.. À terme, elle le remplacera. Prévoir.
Nouvelle donne.
* Certains médias ne sont pas affichés dans ce message, ils doivent être vus sur le site Web.