Ahmed Ouyahia : la pièce maitresse de la bonne gouvernance en Algerie
Etrange ! Mais pas tant que cela !
Chakib Khelil défraie la chronique avec de gravissimes affaires de corruption, d’autres personnages encore en fonction également mais c’est monsieur Ahmed Ouyahia qui aurait quitté le pays avec sa famille !
Etrange non ! Mais pas tant que cela !
Cet énarque, diplomate, député, chef du gouvernement, premier ministre, chef de parti est également un homme de caractère .Cette particularité dans l’actuel personnel politique ne plait pas et principalement au président de la république !
Alors, à l’occasion du changement de la constitution en 2008 pour instaurer la présidence à vie, le chef du gouvernement devient premier ministre. Ses prérogatives sont limitées. Le chef de gouvernement de l’époque est justement Ahmed Ouyahia.
Interrogé par la presse le 02 juin 2012 ce dernier déclare en tant que chef de parti et premier ministre que : « les enjeux importants pour le pays ne sont pas : être candidat à la présidentielle, ministre ou député », mais plutôt l’édification d’un pays stable et une économie productive. Il regrette que « l’argent commence à gouverner en Algérie » sous l’impulsion de cercles mafieux. « L’argent commande en Algérie, il commence à gouverner et à devenir un argent mafieux » Il reconnaît « l’échec du gouvernement », et ajoute que « c’est un échec collectif », et que « la responsabilité est collective ».
Et conclut : « Si vous pensez que le fait de changer de gouvernement, ferait que ça irait mieux, je voterai avec dix doigts, mais je vous signalerai que le train a mal commencé en 1990, lorsque l’Algérie a opté pour l’économie libérale basée sur l’importation qui a pris le dessus sur la production »
Trois après cette déclaration, en septembre 2012, il est remplacé par l’actuel premier ministre Sellal et le 03 janvier 2013 à la suite d’une bronca au sein de son parti le RND, il démissionne de son poste de secrétaire général.
Cette succession de faits n’est pas fortuite. Ouyahia dénonce, dérange va à contre -courant de la libéralisation et de la privatisation
Et c’est maintenant, à l’heure des gravissimes affaires de corruption dévoilées par la justice italienne et canadienne mettant en cause l’ami du président et plus grand fervent de la privatisation Chakib Khelil , que Ouyahia évincé de toute responsabilité est quand même attaqué !
On dit qu’il aurait quitté le pays avec sa famille. Est-ce un délit ? Ou bien faut –il entendre qu’il serait en fuite alors que personne ne se demande si Chakib Khelil est toujours en Algérie et en liberté après toutes les révélations de corruption qui le concernent directement ?
Faut- il plutôt en conclure que n’ayant pas trouvé de « casseroles » on se rabat sur des insinuations pour barrer la route des présidentielles à ce sérieux et potentiel candidat ?
Les mois à venir nous instruirons !