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Algerie : le populisme et l'inexpérience de Sellal va mettre le pays dans une revendication généralisée incontenable

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Actualités : SELLAL À PARTIR DE BÉCHAR : 
«Les jeunes de Ouargla ont tout à fait le droit de revendiquer»

De notre envoyé spécial à Béchar, Kamel Amarni
C’est à partir de Béchar, où il était en visite officielle hier samedi, que Abdelmalek Sellal a choisi de commenter les «événements de Ouargla».


«A Ouargla, les jeunes ont le droit de manifester pour revendiquer du travail, cela malgré quelques petites escarmouches. Mais je tiens, ici, à saluer leur position patriotique en appelant à l’unité nationale». Le Premier ministre s’exprimait ainsi devant des étudiants qui organisaient, sous l’égide de l’UGEA, une journée d’étude sur le thème de «la paix». Occasion saisie au vol par Sellal pour faire le lien qu’il fallait : «Il y a à peine une heure depuis que le ministre de l’Enseignement supérieur m’informait de cette journée d’étude. Donc, je suis venu sans rien préparer à l’avance. Mais sachez que la paix est la chose la plus difficile à atteindre. Dans le monde et en Algérie. Rappelez-vous tout ce que le pays a subi durant la décennie noire ou rouge.» Pour le patron de l’exécutif, «l’objectif principal du gouvernement, c’est la paix». La région du sud du pays, qui fait l’objet d’une attention particulière du gouvernement depuis quelques semaines, notamment depuis le déclenchement de l’affaire du Mali et la spectaculaire prise d’otages d’In Aménas, a fait l’objet, lundi dernier, «d’un programme spécial emploi». Il n’y a pas que l’emploi toutefois qui préoccupe dans la région. Jamais, en effet, le péril n’a été aussi pesant sur cette région depuis l’indépendance. D’où l'insistance de Sellal. «Le gouvernement ne prendra aucune décision sans consulter tout le monde. Il est temps pour tous les Algériens de se réconcilier les uns les autres.» Aussi, tenait-il à faire des «annonces fortes» pour faire baisser la tension et le sentiment de «laisser-pour-compte » chez les populations du Grand Sahara. «Rappelez-vous, il y a deux ans de cela, on avait demandé au président, qui était en visite à Laghouat, une faculté de médecine dans le Sud. Lui même m’a chargé de m’occuper du dossier et, il y a cinq jours, j’ai signé les décrets exécutifs portant sur l’ouverture de trois facultés de médecine à Laghouat, Ouargla et Béchar. Des facultés qui seront prochainement complétées par des centres hospitalo- universitaires.» Sellal, qui tenait là un discours improvisé, se laissera, un moment, évoquer sa propre personne, une première depuis sa nomination. «Moi je suis venu servir le pays en toute sincérité. Certains disent qu’il y a mauvais temps alors que le ciel est bleu ! Eh bien, que celui qui tient le ciel avec ses mains, le laisse tomber sur nos têtes !» L’homme répondait, bien sûr, à sa manière sur les accusations qui l’ont ciblé ces derniers temps. 
K. A.

 

ENLÈVEMENTS D’ENFANTS
«Un conseil interministériel examinera ce phénomène»
«Le gouvernement va tenir un conseil interministériel, dimanche, pour examiner cette affaire de kidnapping des enfants.» C’est ce qu’a annoncé le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia. S’exprimant à Béchar, en marge de la visite du Premier ministre, Ould Kablia précisera que ce conseil spécial que présidera Sellal réunira, outre lui-même, ses collègues de la justice, de l’éducation et de la santé, des responsables des services de sécurité. L’Affaire des deux enfants sauvagement assassinés à Constantine et la grande émotion qu’elle a suscitée à travers tout le pays a obligé le gouvernement à agir et, certainement, à sévir rapidement. «Je tiens à saluer les réactions des citoyens. C’est une très bonne chose que l’opinion exige des sanctions exemplaires. Cela va d’ailleurs nous faciliter la tâche», dira encore Ould Kablia, car le phénomène n’est plus un acte isolé. «Il n’y avait pas que ces deux enfants à Constantine. Il y en a eu d’autres auparavant. Ce qui le pousse à dire «qu’il y a deux niveaux d’action qui sont la répression, mais aussi la prévention». Sur un tout autre sujet, et s’agissant d’un autre phénomène, tout aussi récurrent, que sont les «descentes moralisatrices» d’éléments des services de sécurité (chasse aux couples, aux non-jeûneurs, etc.), Ould Kablia affirme qu’il ne s’agit que d’«initiatives individuelles». En tout cas, «les autorités publiques n’ont jamais donné instruction dans ce sens». Aussi, si des cas de policiers s’adonnant à de tels actes se confirmaient, «ils seront sanctionnés», toujours selon le ministre de l’Intérieur. 

K. A.


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