Selon une source proche du FFS, les députés de ce parti entendent mener une « mission d’inspection et d’évaluation au sud pour voir de près les doléances des jeunes de la région et s’enquêrir après des autorités locales des solutions proposées dans ce cadre précis ». Les parlementaires du FFS affirment être « déterminés » à assumer « le caractère national de leur mandat », lors de la tenue de la conférence nationale des élus du FFS. Le premier secrétaire du parti, Ali Laskri, a réitéré la décision du parti de dépêcher son groupe parlementaire pour des missions d’information à Laghouat, Boussaâda (M’sila), Ghardaïa, Ouargla et El Oued, car, selon lui, « les problèmes dans le sud du pays s’accumulent et se compliquent et les modes de gestion, tels qu’ils ont été mis en place, ont atteint leurs limites ». Pire encore : « La situation est complexe et sensible, marquée par des bouleversements politiques, économiques, sociaux et culturels dans un environnement régional instable et incertain ». Nos sources affirment que le FFS répondra par écrit au Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et au ministre de l’intérieur et des collectivités locales, Daho Ould Kablia, «concernant les insinuations des déclarations officielles faisant état de partis politiques qui manipulent pour leur propre compte les contestations de jeunes des régions du sud et les tensions ambiantes », et « les parlementaires du FFS restent plus que jamais déterminés à assumer le caractère national de leur mandat » : « La priorité pour nous c’était d’abord de reprendre langue, d’établir un contact direct avec les gens qui bougent et de marquer notre solidarité avec des compatriotes qui ont longtemps souffert dans le silence, l’anonymat et l’isolement », expliquait avant-hier le premier secrétaire du FFS, Laskri devant ses élus.
L’Assemblée nationale n’est pas épargnée non plus, au vu de son rôle de plus en plus en retrait des soucis du peuple : « Alors que s’ouvrait la session parlementaire du printemps à Alger, alors que l’Assemblée nationale continuait d’être tenue à l’écart de tous les évènements qui secouent le pays, nous avons voulu réhabiliter la place et le rôle des représentants du peuple et réhabiliter l’institution ».
F. O.