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Algerie : c,est en restituant le FLN au peuple et à son histoire que l'on peut instaurer un véritable multipartisme

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Abattre le FLN pour sauver l’Algérie

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Par Le Matin | Il y a 17 heures 43 minutes | 1482 lecture(s) | Réactions (0)

Est-il important pour l’Algérie que le FLN ait son secrétaire général ? Evidemment non, parce que cet appendice du pouvoir d’essence antidémocratique, est la source de la gouvernance obscure de nos jours.

Siège de l'ancien parti uniqueSiège de l'ancien parti unique

Donc, la course à la tête de cet appareil n’est un enjeu que pour les caciques inféodés à un système obsolète et dépassé. Oui le FLN et les apparatchiks qui le composent, sont surannés et périmés. Ils ne peuvent pas, après 50 ans d’échec, de nonchalance et de mépris, apporter nouveau souffle pour le pays. Pis, après cinq décennies, ils se sont livrés, et avec eux l’Etat et le front, à un club d’amis qui s’est constitué en caste prédatrice.

Peu importe la personne qui prendra la tête d’une formation qui n’a de parti que le nom. Car, elle sera cooptée et son sort sera entre les mains de ses parrains. Neutralisé d’avance, ce personnage auquel on confie simplement le rôle du SG, ne sera ni libre ni affranchi. Sa conduite lui sera dictée suivant une feuille de route bien précise. Sa fonction consistera alors à soutenir et soutenir davantage. Il sera là pour louer une personne le matin et la dénigrer le soir. Il dira la veille, toute honte bue, une chose et affirmera à l’aube son contraire. Il vantera aussi un fait qu’il désenchantera le lendemain. Il sera comme ses prédécesseurs, sans principe ni parole. C’était ainsi que fonctionnaient les SG du FLN à quelques exceptions près.

Le poste de SG du FLN est donc un jeu de sérail, malsain pervertissant jusqu’à la moelle l’acte politique. Le clan qui possède les règnes, a toujours fait que ce "fonctionnaire" soit un chargé de mission pour faire aboutir une politique asservissante. A la fin, il sera honteusement, abjectement et lâchement remercié par une sortie humiliante et par la petite porte. Néanmoins, quelques miettes lui sont cédées après un naufrage certain.

Mais la longévité au poste dépend du degré de servilité. Le SG le plus docile occupera la charge le plus longtemps. Toutefois celui qui tente de désobéir, est rapidement éliminé, par "un coup d’état scientifique", par le billet de la justice nocturne ou par un vote préfabriqué de méfiance. Car un SG de cet appendice du système antidémocratique, n’existe que pour obéir à ses maîtres, s’aplatir devant ses tuteurs, applaudir ses appuis et glorifier ses seigneurs. Et c’est de la politique conditionnée.

Cela n’arrange malheureusement pas le pays ; il le fige et stagne ses perspectives. Conséquemment, une situation de stand by est crée, et ensuite prolongée pour tenir en haleine les lambins que nous sommes. Avec des médias apprivoisés, ils font semblant que ça bouge dans tous les sens et que la vie politique est toute animée. Or, la duperie ne peut pas tromper tout le mode. Ils savent non seulement qu’une partie parmi nous sait et connaît leurs manigances, leurs manœuvres et leurs coups bas, mais aussi, ils n’ignorent pas qu’elle les dénonce d’ailleurs à chaque fois que l’occasion se présente.

Ainsi donc, les guerres de succession au FLN n’ont jamais eu d’impact positif sur la gouvernance. Constitué d’un conglomérat d’opportunistes, de parachutés, de prédateurs et de corrompus, le FLN n’a jamais constitué un parti politique rassembleur qui puisse transmettre des valeurs et véhiculer un débat d’idées contradictoires. Car toute ambition libre et non commanditée de contradiction, est vite étouffée dans l’œuf. Le FLN a violemment porté un préjudice à la gouvernance. Avec ses pratiques moyenâgeuses, ses clans constamment en guerre, ses basses manœuvres, ses visions restreintes, son mépris à l’opposition, ses calculs étroits et son patriotisme chauvin, il n’a fait qu’assassiner la pratique démocratique durant 50 ans. Et il continuera à le faire autant qu’il existera. Alors, le salut de la démocratie passera, inéluctablement, par la dissolution pure et simple de cet appendice qui constitue l’alibi politique pour une clan usurpateur. En effet, pour sauver l’Algérie, il faut abattre le FLN.

Zoubir Zerarga


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