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algerie : le lait,un filon juteux

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L’ALGERIE DEUXIEME PLUS GRAND IMPORTATEUR DE POUDRE DE LAIT !

l’ONIL « Office National Interprofessionnel du Lait est chargé de distribuer la poudre de lait avec des quotas qui diffèrent d’une laiterie à une autre, selon la capacité de production et le taux d’intégration du lait cru dans la production du litre de lait pasteurisé.
Ces importations atteignent 750 millions de dollars en 2008, 800 millions de dollars en 2011(voire 03 milliards de dollars selon la Tribune du 09/08/2010)
Selon le département américain de l'agriculture, l'Algérie est le deuxième importateur de poudre de lait entier dans le monde avec quelques 200.000 tonnes (estimation pour 2012) après la Chine (375.000 tonnes) et le quatrième plus grand importateur de poudre de lait écrémé avec quelques 95.000 tonnes
En 2007, l’Algérie est confrontée à une grave crise du lait. « Le prix de la poudre de lait, matière première utilisée par les unités de transformation, connaît une augmentation vertigineuse sur le marché international. Les transformateurs privés sont frappés de plein fouet par cette crise. Ils crient à l’asphyxie financière et exigent un soutien urgent de l’Etat sans quoi, le consommateur ne pourra plus acheter le sachet de lait au prix de 25 dinars. Le dossier est traité au plus haut sommet de l’Etat. L’ONIL est réactivé en urgence et est chargé de gérer un mécanisme de subventions »
L’Algérie consacre alors une subvention exceptionnelle de 111 millions d’euros et 10, 6 milliards de dinars sont immédiatement alloués aux opérateurs privés pour compenser le différentiel entre le prix du lait sorti d’usine et son prix administré.
La Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), organisation patronale qui représente la majorité des transformateurs de lait, applaudit la décision des pouvoirs publics. Outre les quantités de matière première qu’elle met à la disposition des transformateurs, l’ONIL se charge de leur distribuer des subventions .Ces derniers bénéficient donc d’un double mécanisme de soutien.
En 2009, la subvention est d’une valeur de 12 milliards de DA et ne cesse d’augmenter. Depuis peu elle est payée mensuellement.
Les transformateurs sont tenus d’utiliser la poudre de lait subventionnée que dans la production du lait en sachet, dont le prix est administré.
Mais en l’absence de mécanismes transparents dans la distribution, la poudre de lait subventionnée se retrouve sur le « marché parallèle » pour la production de fromages, glaces et yaourts.
L’affaire de l’unité de Boumerdés l’illustre parfaitement. Pour la seule année 2007, cette entreprise bénéficie d’une subvention de plus de 970 millions de dinars algériens pour une production de 60 millions de litres de lait alors que de toute évidence ses équipements n’étaient pas adaptés à une telle capacité de production.
En 2008 et 2009, la même laiterie bénéficie de 18 872 tonnes de poudre de lait pour une subvention totale de près de 3 milliards de dinars (2 857 252 416 DA)
L’arnaque est dévoilée par des lettres anonymes .Les responsables sont en fuite à ce jour.
Pour tous les responsables successifs de l’ONIL, les subventions accordées aux éleveurs, aux collecteurs et transformateurs augmenteront la production de lait cru et diminueront sensiblement la facture des importations de la poudre de lait .Dans la réalité, les résultats ne sont pas au rendez- vous!
Avec un potentiel national susceptible de produire 02 milliards de litres de lait par an, la production réelle peine à atteindre 500millions.
De toute évidence, en dépit des moyens financiers consentis, la dépendance de l’Algérie en matière d’importation de poudre de lait s’accroit et signifie l'échec de l’ONIL dans sa politique d'encouragement de la collecte de lait.
Une autre politique est possible. C’est en amont que les pouvoirs publics devraient intervenir pour faciliter l'acquisition de vaches laitières aux éleveurs les subventions profitent à tous dont les plus riches parmi les transformateurs de lait, fabricants de fromages et de produits dérivés.
D’autres mécanismes sont possibles pour soutenir directement les consommateurs les plus défavorisés.


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