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Algerie : il faut laisser les magistrats faire leur travail.

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ActualitéDimanche, 24 Février 2013 09:50Facebook Imprimer Envoyer Réagir

LE PRÉSIDENT S’EXPRIME ENFIN SUR LES SCANDALES SONATRACH

Bouteflika : “Pas question de se taire”

Par : Azzeddine Bensouiah

Pour une fois que le chef de l’État boude la célébration du double anniversaire du 24 Février, il ne s’est pas empêché de revenir sur le sujet qui fait couler beaucoup d’encre, ici et ailleurs, ces derniers temps : l’affaire Sonatrach où de hauts responsables comptant parmi ses proches sont cités.

Le déballage médiatique de ces derniers jours aura fait l’effet d’un séisme au sommet de l’État. Tour à tour, le parquet d’Alger et le ministre de l’Énergie et des Mines ont pris le train en marche. 
Hier, ce fut au tour du chef de l’État d’en faire de même, quitte à ce que sa sortie soit assimilée à un lâchage pur et dur de  ses ex-proches. Le président Bouteflika a, donc, affirmé qu'il ne pouvait “passer sous silence” les scandales qui touchent la gestion de l'entreprise nationale des hydrocarbures Sonatrach, tout en réitérant sa confiance en la justice pour situer les responsabilités et sanctionner les coupables. Pour le chef de l’État, les informations publiées ces derniers jours au sujet du scandale Sonatrach “soulèvent notre révolte et notre réprobation, mais je fais confiance à la justice de notre pays pour tirer au clair l'écheveau de ces informations, pour situer les responsabilités et appliquer avec rigueur et fermeté les sanctions prévues par notre législation”. 
La justice algérienne aura-t-elle, cette fois-ci, les mains libres et tous les moyens pour aller jusqu’au bout de ce scandale ? Pourra-t-elle obtenir l’extradition des personnes incriminées ? Des questions qui restent posées. Mais une chose est sûre : le scandale Sonatrach a sérieusement ébranlé le sommet de l’État, pas seulement en raison des noms cités, ou ceux que l’on risque de découvrir au fur et à mesure de l’avancement de l’enquête, mais surtout au regard de l’importance de Sonatrach, véritable poumon de l’économie algérienne, sa seule boussole. 
Le chef de l’État a saisi cette date symbolique pour renouveler son hommage “particulier” aux services de sécurité qui ont mis fin à l'attaque terroriste perpétrée en janvier dernier contre l'installation gazière de Tiguentourine. 
“Je veux, à cette occasion, rendre un hommage particulier aux officiers, soldats et membres des services de sécurité et ceux de la Protection civile, dont l'intervention a fait notre admiration et celle de l'opinion internationale”, a-t-il affirmé dans son message. Toutefois, notera le président Bouteflika, le pays reste exposé à des dangers en raison de la guerre au Mali. “Nous sommes confrontés à d'autres défis. Notre sécurité est mise en danger par la situation au Mali à notre frontière sud et par les manifestations sporadiques d'un terrorisme que nous n'avons de cesse de combattre”, estimant que “ce qui s'est passé dernièrement à In Amenas en est une illustration édifiante, qui a mis en lumière la cruauté des bandes terroristes, mais en même temps le savoir-faire de notre armée, de nos services de sécurité, qui ont su mettre fin à cette agression contre l'une des installations les plus importantes de notre pays”. 
Le chef de  l’État a saisi cette occasion pour s’incliner à la mémoire des travailleurs algériens et étrangers qui ont perdu la vie lors de cette attaque terroriste. Enfin, le président Bouteflika n’a pas omis de lancer un message en direction de la jeunesse algérienne, “véritable capital” du pays, et qu’il appelle à se préparer pour assumer sa responsabilité de demain. Un message qui rappelle celui de mai 2012 à partir de Sétif, lorsqu’il avait affirmé que sa génération avait fait son temps et que la jeunesse devait prendre la relève. Mais un discours qui a été contredit par les faits.
Mais, cette fois-ci, le président Bouteflika précise davantage sa pensée, affirmant que ce passage de témoin devrait être préparé, en léguant aux jeunes “un pays apaisé et capable de tenir son rang au sein de la communauté internationale”. Une manière de dire que les conditions  pour le 
passage du témoin ne seraient pas encore réunies ? Ou juste un rappel de ses engagements qui tardent à se concrétiser ? Il va sans dire que ce discours de circonstance, où le chef de l’État a tenté de jouer au pompier pendant que le scandale Sonatrach embrase la maison, ne suffit pas pour limiter les dégâts. Des paroles, c’est bien. Des actes, ce serait encore mieux.

 

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