Par L.O. Challal | 31 Janvier 2013 | 214 lecture(s)
LE SYNDICAT LA PROJETTE POUR LES 18, 19 ET 20 FÉVRIER PROCHAINS
Le Snapap annonce une grève nationale
Le syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) a décidé de passer à la vitesse supérieure. Ce syndicat a brandi la menace de « paralyser pas moins de 36 secteurs de la fonction publique, au cas où les pouvoirs publics ne prennent pas en charge notre plate-forme de revendications », laquelle sera soumise au Premier ministère et au ministère du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, prochainement. « Le Snapap envisage d’observer une grève générale de trois jours, les 18, 19 et 20 février prochains, dans le cas où les pouvoirs publics ne prennent pas en charge notre plate-forme de revendications », fulmine le secrétaire national chargé de l’organique au niveau du syndicat autonome. Intervenant à l’issue d’une conférence de presse, tenue hier à Alger, ce syndicaliste appelle les pouvoirs publics à « la revalorisation des allocations familiales, de la prime de scolarisation des enfants », entre autres. Le Snapap, par la voix de son secrétaire national, sollicite les pouvoirs publics à régler les problèmes des corps communs, devant la dégradation de leur pouvoir d’achat et la cherté de la vie. Il réclame, aussi, la prolongation du congé de maternité et à ce que les mères bénéficient d’heures d’allaitement durant deux ans, au lieu d’un an actuellement. M. Hamrani Djilali sollicite, pour ailleurs, le Premier ministre à « ouvrir les portes de dialogue afin de trouver des solutions adéquates aux problèmes des travailleurs de tous les secteurs de la fonction publique ». La plate-forme de revendication établie par cette entité syndicale tourne autour de « la révision du statut particulier et le régime indemnitaire des corps communs exerçant dans des entreprises et les administrations publiques, la révision du statut particulier et du régime indemnitaire des ouvriers professionnels et des chauffeurs ». Ce syndicat sollicite les pouvoirs publics à «revoir le statut particulier et le régime indemnitaire des agents de sécurité et de prévention et intégrer les contractuels dans des postes permanents ». Outre les revendications citées plus haut, le Snapap exige « le calcul de la prime de retraite en prenant en compte les trois dernières années du travail » et de « faire bénéficier le travailleur d’une promotion, trois ans avant son départ en retraite ». « la revalorisation de la prime de rendement à 40%, pour l’ensemble des corps communs et les ouvriers professionnels, et son calcul avec effet rétroactif à partir de 1er janvier 2008, la création de nouvelles primes, notamment la prime de risques, de qualification, ainsi que la prime de garde, la promotion des travailleurs ayant plus de dix ans de travail dans des grades supérieurs, la classification des DEUA à l’échelle 11 au lieu de la 10, et la révision du congé de maternité », figurent également dans la plate-forme de revendications de cet organisme syndical.
L.O. Challal