
OUVRE TON CŒUR AU PETIT MONDE
Dans la forêt profonde
Où sévissent les ombres
Ne fais jamais un pas
Sans savoir qui te voit !
Des milliers d’yeux,
Timides, te regardent
Et ne font pas ombrage
Aux larmes de ton âge !
Si, repentie de vœux,
Ta voix est téméraire,
Tu peux parler à Dieu
Ou partir au Désert !
La flamme de ton coeur
Enchantera le Monde,
Car il est enfin l’heure
De comprendre les ondes,
Qui, sur les toits, là-bas
Détruisent les esprits
Qui jouent avec ennui
Et qui retient leurs bras !
De ce travail extrême
Retires-en les fruits,
Quand tu dis je t’aime
Ta cavale m’ennuie !
Dans la forêt profonde
Si tu lèves les yeux,
Comme l’arbre qui gronde,
Tu grandiras moins vieux !
Si tu vois un présage,
Regardes un peu plus bas,
Respecte le passage
Qu’ils ont tracé pour toi !
Espiègle, ris et danse
Les yeux qui te regardent
Sont un peu dans la transe
Si tu n’y prends pas garde !
Il n’est jamais trop tard
Pour transformer le Monde.
Vas, range les placards
De ta forêt profonde !
Le vent frappe à ta porte,
Mais n’ouvre surtout pas.
Car il ferait en sorte
De te remettre en bas !
Dans la forêt profonde,
Demande à tes amis,
Ils donneront Lumière
A l’Ombre qui s’enfuit !