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Amirouche, Amar Ait Cheikh, Belkissen, Cherchour... la Revolution !

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Mouloud Belkissen  


Histoire d’un Maquisard

Dans

La guerre d’Algerie (1954-1962)


 

Imprimerie : La Colline : Hai Moustakbel, N0 78, N0 78 B,                 

                                           Oued Romane, El Achour, Alger

(213) 21.30.02.86 Télécopieur (213) 21.30.86.66

Email : imprimerielacolline@gmail.com

 

 Co-auteur : Abdenour Si Hadj Mohand :

Fils de Fellagha (1954-1962) : éditions Publibook - 2007.

La guerre franco - algérienne dans la poésie épique Kabylie (1956 - 1962) : éditions Publibook - 2007.

La guerre vécue par un chasseur alpin en Kabylie (1958 - 1959): éditions Publibook - 2008.

Mémoires d’un enfant de la guerre (1956 - 1962) : éditions l’Harmattan - 2011.

Co - auteur Nathalie Massou – Fontenel : Tinfouchy, un français torturé par les français (1958 - 1960) : aux éditions l’Harmattan - 2011.

 Chapitre 1 : la révolution

                 en Kabylie


L’attaque du camp de Tizi NDjemaaDSC05137.JPG

 

 












Ce qui reste du camp de la 5/me compagnie du 6eme BCA


Mouloud BELKISSEN a rejoint les maquis  le 5 janvier 1955

 L'un des premiers maquisards de la première heure, était Mouloud Belkissen. En juillet 1954, avec Krim Rabah, frère de Krim Belkacem, alors qu'ils accomplissaient ensemble leur service militaire en Métropole, ils seront débarqués  en Algerie a la caserne D’Orléans. Quelques mois après il seront reformés et libérés  en même temps.

Belkissen prendrat attache avec Amar Ait Cheikh, responsable de la rébellion dans la région de Ain El Hammam. La résistance avait  commencé avant 1954 avec Amar Ait Cheikh et ses compagnons dont

Mohand Oussaid Ait Said

Arab Ait Youcef

Mouloud Ait L'mOUHOUB

yOUCEF AIT El Hadj

Mohand Arezki Igoudjilen


Mouloud Belikissen s'integra rapidement au groupe. il se procurera un fusil de chasse auprès de Fellahi Mohand Said, au prix de 800, dinars. il sera charge  des renseignements, alors qu'il souhaitait prendre part aux attentats contre les cibles ennemies. lAmar Ait Cheikh lui recommanda de patienter quelques temps, compte tenu de la conjoncture qui prevalait a l'epoque. Mais la situation se participait de plus en plus. Il decida laors de rejoindre la ville de Setif ou l'attendaient son beau frere Oussaci Amokrane et sa sœur qui y résidaient. Oussaci Amokrane etait en relation avec les militants indépendantistes mais aussi  et surtout avec ceux qui operaient des attentats dans la région, en particulier avec un grand responsable surnommé Ras El Oued du nom, sans doute, de la région de sa naissance et qui etait justement le chef des opérations et des liaisons.

il quitta Setif pour Djebel Boutaleb, puis les Aures avant de retourner a la wilaya 3, en Haute Kabylie

Mouloud Belkissen est maquisard, son père et sa jeune sœur de 15 ans tomberont aux champs d'honneur.Une famille de maquisards.

en 1957, dans une bataille au Pont nath Antar dans la région Ait Yahia, il reussit a desarmer un soldat français en le délestant de son de son fusil garant américain.


Il sera affecté dans le secteur des Ittourars en qualite de  sergent chef  liaisons et renseignements. Il fera partie de la compagnie dont le fief est  a Koriet entre 1958 et 1959. Cette compagnie était dirigée par Si Lahlou.

le 26 février 1959, le colonel Amirouche est passé a Ait Ouabane  avant de partir sur Tunis. Il y avait aussi Yaha Abdelhafid. A cette occasion Amirouche lui echangera son fusil garand contre un mac 50 américain qu'il retira de son ceinturon en prononcant ces mots : " prends ce mac, puisque tu occuperas de  politique et donne ce garand a un djoundi."

 Ils etaient 6 dans un groupe avec les autres maquisards de la première heure à ouvrir les hostilités contre le colonialisme français.

Les premiers maquisards dont je me souviens, mais qui ne sont pas les seuls, je peux les citer.

 il y avait :

Mohand Oussaid Ait Said de Taourirt Ali Ouanacer

Arab Ait Youcef

Si Rezki Ait Cherif

Mouloud Ath El Bachir

Si Youcef Ath El Hadj

Si Boudjema Ait Ali Ouyahia

Belaid Amejtouh

Si Ouali de Tizit

Yaha Abdelhafid de Thakhlidjth Ait Atsou

Saïd Ait El Kadi d’Illilten

Amar Ait Cheikh, qui a été le premier a sortir au maquis, avant 1954. Plus précisément en 1947. Il militait dans la clandestinité.

On l’appelait Da Amar. Il avait une parfaite connaissance de a région. Il membre du PPA avant de servir le FLN.

Messali el Hadj s’est rendu à Ain El Hammam ex Michelet Pour réunir les membres du PPA. Da Amar Ath Cheikh avait assuré à cette occasion l’ordinaire et la sécurité des invites.  Il est dénoncé à l’administration coloniale. En représailles, sa maison sera perquisitionnée  en son absence, puis incendiée par les gendarmes de l’administration coloniale venus d’Ain El Hammam.

Da Amar connaissait bien Ait Saïd  Mohand de Taourirt Ali Ouanacer.

Da Amar a fini par rayonner sur toute la région de la Haute kabyle.

En novembre 1954, la troupe de Da Amar fraichement constituée devait attaquer le camp de la 5eme compagnie du 6eme BCA, dont le camp se trouvait a Tizi N’Djemaa, non loin du village Ait Adella, sur le flan nord du Djurdjura. L’opération avait été reportée à janvier 1955 pour des raisons de conjoncture nationale.

Après l’attaque du camp de la 5éme compagnie du 6éme bataillon de chasseurs alpins stationné a Tizi N'djemaa, nous nous étions rassemblés au village Soumer. Le  harcèlement de ce casernement installé depuis 1954 a flanc de montagne, avait pour finalité et objectifs programmes de détruire la station de captage d’eau potage desservant la communauté européenne, a quelques dix kilomètres de la. Y avaient participé à cette opération de sabotage Ali Mellah, Amirouche Ait Hamouda, celui qui allait devenir en 1955, après la mort du symbole de la rébellion Amar Ait Cheikh, le responsable politico-militaire de la wilaya 3 historique. Il y avait également Tahar Menaiche. Amar Ait Cheikh.

Amirouche avait un ascendant sur l'ensemble des maquisards, même a cette époque, mais respectueux de ses compagnons.

Il ordonna à tous, le cas de le dire, malgré la présence de son supérieur hiérarchique qui était Amar Ait Cheikh, à chacun de rentrer chez soi, après cette première attaque symbolique. « Maintenant que nous vous avons fait sentir la poudre, rentrez chez vous et surtout ne passez pas la nuit dans vos villages. La France, vous ne pouvez vous douter a quelle heure et quand elle réagira en lançant a vos trousses ses sbires pour vous encercler, vous capturer et vous punir. Vous devez savoir maintenant que vos noms sont connus du colonisateur, et votre arrestation est désormais devenue un objectif pour lui. »

En effet, le premier bouclage, s’annonça sans tarder  et dirigé comme par hasard  contre le village de Soumer mais sans résultat pour les forces coloniales. Ensuite contre le village voisin Ait El Arbi (Iril El Arbi) sans doute à cause de la présence, signalée tres tôt,  d’un  militant de la première heure, en l'occurrence El Hadj Azouaou. Ce dernier n’a pu du reste participer à L’opération que les maquisards avaient entreprise a cause de son indisponibilité au village. Azouaou était en effet  pris dans ses problèmes professionnels dans l’entreprise qui l’employait à Alger depuis déjà belle lurette.

Les services de renseignements français lui laissèrent toutefois une convocation à ses proches, au village, qui avec instruction de la lui remettre en mains propres. A la réception  par l’intéressé  de cette injonction de l'administration coloniale, El Hadj Azouaou en homme averti, se présenta à la gendarmerie de Michelet, aujourd’hui Ain El Hammam, muni d'un certificat de travail pour prouver sa non-participation au coup de mains de Tizi N’djemaa. Mais cela n'empêchera pas  entretemps les forces françaises de continuer leur enquête. Épargnant volontairement ou astucieusement les villages  Iferhounene, Ait Hamou et Ait Idir Ouali pourtant places sur leur trajectoire, passage obligé qui devait les mener jusqu’au village Ait Ali Ouyahia, pour continuer leurs recherches.  La ils procédèrent  a l’arrestation de quelques citoyens qui venaient juste de se réveiller de leur sommeil nocturne.

Quant au groupe qui avait attaqué le camp français, il se refugia dans une grange située à quelques centaines de mètres du village, suivant les recommandations émises par Amirouche, celui allait devenir le responsable politico-militaire  incontesté et incontestable  de la wilaya 3 et la bête noire de ses soldats français FSE et FSNA.

Quand aux éléments arrêtés, des civils innocents, ils furent libérés à l'exception de Mohand Ourabah Ait Meziane, Dieu ait son âme,  qui sera retenu pendant 8 jours, privé de nourriture et d'eau, il sera transféré même à Tizi Ouzou, remis aux mains des inspecteurs du renseignement pour enquête approfondie.

Sans éclipser le personnage fascinant que fut el colonel Amirouche, nous devons dire ce que fut un autre personnage non moins emblématique : Amar Ait Cheik.

 

 Da Amar, était d’abord un homme respecte de tous pour  ce qu’il était d’une modestie exemplaire et un homme juste. Un grand militant. Il n’était pas de ceux qui étaient cultivaient l’autorité par la sévérité pour ne pas dire l’autoritarisme. Dans ses décisions, a titre d’exemple,  quand un élément du FLN était accusé de trahison sans preuves, Da Amar Ait Cheikh décidait de son cas autrement que par une exécution sommaire châtiment qui s’appliquait du reste dans toutes les armée du monde et qui fait bien des ravages dans les rangs des compagnons d’armes, des « frères ».

 Da Amar, pour régler la question, remettait a l’accuse objet d’une accusation a tort, une somme d’argent et lui proposait de changer de secteur : « Vas ! Prend cette modeste  somme d’argent et change de secteur, le temps de te faire oublier. » Disait a ses infortunes livres a la vindicte de certains djounouds minés par la suspicion ou et la  jalousie de leurs compagnons.

C’est de cette façon, si subtile et si sage que Da Amar s’opposait à des exécutions de militants sans preuves.

Da Amar Ath Cheikh avait pour fief la région d’Ibelikssen, Ait Saci, Iferhounene, Illilten. Il se sentait très en sécurité au milieu d’une population maraboutique. La confiance qu’il vouait à ces marabouts n’avait d’égale que la protection et l’hospitalité que ceux-ci lui offraient.


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