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Par Maâmar Farah
Quand Issad Rebrab s’était mis dans la tête de transformer Cap-Djinet en pôle économique multisectoriel de première importance sur le bassin méditerranéen, les autorités trouvèrent le projet non conforme et presque illégal ! Il valait mieux continuer à importer tout en engraissant les petits copains à qui l’on offrait usines publiques, hôtels et terrains…
A l’époque, nous lui conseillâmes d’emprunter les vols venant d’Abou Dhabi, de s’habiller comme les princes d’Arabie et d’apprendre à parler avec l’accent du Golfe : peut-être qu’il aurait été pris au sérieux ! On lui aurait ouvert toutes les portes ! Aujourd’hui, et alors que les fameux projets de nos «frères» se nomment désir, voilà notre magnat berbère reçu par le patron de l’Elysée.
Là-bas, il n’a pas besoin de s’accoutrer comme les princes. Ni d’acheter un appartement luxueux avec l’argent volé ! Là-bas, le savoir-faire et l’authenticité ne passent pas inaperçus. Et, dans leur programme, l’importation n’est pas une option prioritaire : pour sauver leur industrie et investir plus, ils ont besoin des hommes que nous ne savons pas écouter ici !
Le comble est que nous nous épuisons à tenter d’écouter quelqu’un qui ne parle plus…
farahmadaure@gmail.com