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Et la Guerre eut raison de l'Amour !

 

Ourabah possedait un camion et un véhicule de tourisme type Vedette. Il avait reussi, grace a ses economies d'ancien emigre a s'enrichir. Il a meme epouse une une francaise d'un niveau d'instruction assez eleve. Ourabah etait un exemple de personnage bien integre a la civilisation occidental. Mais, il affichait cette arrogance de gens parvenus qui se mettent toujours du cote du detenteur de pouvoir, de celui qui organise,administre la societe sans chercher a savoir dans quels buts, combien meme serait-il un envahisseur, un colonisateur. Et c'est precisement le cas de cette france qui lui donne aisance financiere et amour, des moyens de mroduction et une femme charmante et cultivee. C,est pour lui cela la civilisation.Cette situation dans laquelle baigne admirablement sa conscience sociale le detache de la societe qui l'a vu naitre et grandir.un jour , pourtant dans cette atmosphere de guerre, Il proposera aux forces militaires françaises de livrer le sable au camp de Agouni Adella situé a environ  5 kilomètres d’ifri,  avec en prime comme chauffeur, pas moins pas plus que son propre fils Ali.

Ourabah appela son fils Ali pour lui intimer l’ordre d’exécuter son engagement envers les militaires.

Contre son gré, Ali Accepta la charge non sans avoir manifesté son désarroi. En livrant  son troisième voyage, Ali se fera accompagner de son demi frère Salem âgé à peine de deux ans.

 Arrivés au camp ; en  déchargeant sa troisième  cargaison tard dans la nuit  on leur servit un diner que Ali refusa. Quant a Salem, il  tomba très vite dans les bras de Morphée. On les invita alors à passer la nuit au camp.

Ali chercha à trouver un subterfuge pour ne pas a avoir à passer la nuit au camp.  Il pinça son demi frère Salem qui se mit à pleurer en poussant des cris stridents. Le lieutenant du camp militaire alerté par les cris de l’enfant vint s’enquérir de lg situation. Il posa la question à Ali : 

-          «  Qu’est ce qui fait pleurer votre enfant ? Lui demanda le lieutenant.

-          Il réclame ses parents, mon lieutenant ; lui répondit Ali.je vais le remettre a ses parents, et je reviens demain sans faute, ajouta-t-il.

 Le lieutenant autorisa alors Ali et le petit Salem à rentrer au village ifri. Arrivé à la maison, il sera accueilli sur le seuil de porte par son père qui s’empressa de l’interroger sur son retour inattendu :

- «  Oh ! Ali de merde ! Que fais-tu ici ? Je t’ai pourtant dit de rester au camp, au service des militaires français ?! »

 - Pense-tu ! Avec un fardeau comme ton fils Salem, crois-tu que j’avais un choix ? Il n’a cessé de chialer et j’étais donc forcé de revenir pour ne passer ameuter par ses cris toute la compagnie des chasseurs alpins.

 -je t’ai ordonné d’aller travailler en livrant du sable au camp,  tu dois t’exécuter !

 -          S’il était véritablement dans tes intentions de donner du travail, tu me dirigerais sur d’autres clients que les militaires français.je ne travaille pas pour la France ! » .

 Comme réponse, Ourabah manqua de respect a son fils a quoi Ali répondit par un coup de pieds en p poings bien ajusta la figure de sonpere.il est pourtant notoirement connu qu’Ali pratiquait le sport noble durant son séjour en France. Ourabah étalé par terre par l’uppercut violent administré par son fils ne reposta point ; prit son mal en patience et s’éclipsa de la vue de son fils.

15 jours plus tard, Ourabah pris sa jument et descend vers Oulma, a son retour, en cours de route il rencontra Arezki H. qu’il interpella en ces termes :

-          ou vas-tu donc Arezki ?

-          Je vais de ce pas rejoindre les maquisards, si ca te chante, voila une occasion pour me donner aux français, lui répondit Arezki. En effet Arezki est connu pour servir de liaison entre maquisards au sein du FLN

-          Ne - t’en fais donc pas, rétorqua Ourabah ; La rivalité qui les opposa n’est d’aujourd’hui, car es deux avaient assuré tour à tour le rôle de chef du village

Ourabah ne passa pas par trente six chemins.  Il se rendit aussitôt au camp militaire français pour informer le lieutenant, munis d’une liste de maquisards qu’il remit aux services français.

A son retour de Taourirt, Arezki fut convoqué par le lieutenant  qui lui tint ce langage :

« Monsieur Arezki H. nous avons l’information que vous vous collaborer avec les fellaghas. Tu dois mourir »

-          Si le destin l’a décidé ainsi, alors ainsi soit-il. Mais, pouvez-vous me dire quand même qui est celui qui  a donné cette information, lui répondit Arezki

-          - c’est Ourabah qui nous a donné la liste des collaborateurs du FLN. Tu y figure, comme tu vois ;

-          Peux-tu me la remettre cette liste ?

Le lieutenant en fit sur le coup, une photocopie qu’il lui remit.

Munis de cette liste, Arezki se dirigea directement à Taourirt, fief des fellaghas. Il montra la liste aux maquisards qui étaient réunis dans une maison de refuge ; En faisant l’analyse de l’écriture, comparée à précédentes lettres subtilisées du camp, on convient à la similitude, la conclusion sur véracité de l’information a savoir qu’Ourabah était bel et bien l’auteur des messages, transcrits par son épouse Simone, une européenne institutrice de son état

-          Le lendemain, le 13 Aout 1957 , une opération de ratissage avait été lancée sur la region des ittourars.Des troupes héliportées se déversaient sur le col de Boubhir, , les troupes françaises aveint réquisitionné des civils dont Ali B., S. Ali, Y. Ouali, H.M. Ouahcene,

Ali B. a pu s’esquiver avec son sac a dos ; il echappa a l’execution sommaire qui eut lieu a Azro Ait Aissa Ouayhia ou 30


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