Les arabophones utilisaient le mot Zouaoua (sg. Zouaoui), selon certains c'est une déformation du berbère Agawa, un massif au cœur de la Grande Kabylie, dont le pluriel Igawawen6. était le nom d'une ancienne et puissante confédération de huit tribus organisées en deux groupes : At Betrun (Ath Yanni, Ath Budrar, Ath Bu Akkach, Ath Wasifs) et Ath Mengellat (Ath Mengellat, Ath Bu Yusef, Ath Weqbil, Ath Attu).ath ililltene). Les Zouaouas sont issus des deux branches de Medghassen (patriarche des Berbères), selon Ibn Khaldoun7.
Toutefois, selon le professeur Salem Chaker le terme Zouaoua/Zouaoui utilisé par les arabophones ne doit pas être relié à agawa/igawawen mais plutôt à azwaw/izwawen (prénom kabyle et nom de clan répandu en Kabylie). Salem Chaker démontre que Izwawen est le véritable nom ancien et autochtone des Kabyles qui « comble de la dépression historique ont presque oublié leur véritable nom8». En outre, dans l’Ouest algérien, les Kabyles sont toujours désignés sous le nom de Zouaoua/Zouaoui9. Zouaoua a donné en français zouave, puisque les premiers fantassins indigènes étaient originaires de cette confédération.
Les Kabyles des Babors (Bejaia, Jijel, Setif) sont originaires de deux tribus berbères, les Kutama (sous la dynastie Fatimide), et les Sanhadj(sous la dynastie Hammadite). À cela il faut ajouter les berbères d'Andalousie qui se sont réfugiés à Bougie, aidé par le Sultan En-Nacer de Bejaia vers le xiie siècle. Parmi les Berbères appartenant à ces deux branches il y a le cheikh El Haddad (chef de la confrérie Rahmania) et le Cheikh El Mokrani qui étaient les derniers chefs historiques apparentés à la dynastie Hammadite[réf. nécessaire]. Source Wikipédia
Il n’est pas facile de distinguer dans nos réflexions ce qui se rapporte à nous ou à nos proches. On est habité par ceux qu’on aime ou qu’on hait. Jacques Chardonne
Réflexion :
Pourquoi l’Amazigh devint minoritaire en Afrique du Nord, c’était parce que celui-ci était imprégné de plusieurs civilisations lesquelles avaient fini par lui faire perdre la sienne.
En effet, à l'époque où les berbères étaient envahis par les différentes civilisations, une partie de ce peuple, après avoir combattu courageusement en vain, les différents colonisateurs, était restée toujours jalouse de sa liberté. Pour cela, elle préféra se réfugier dans des endroits inaccessibles en laissant les plaines aux différents envahisseurs auxquels était jointe la majorité de berbères soumise. Il existe un adage kabyle qui dit : "Celui qui veut vivre dignement qu'il monte à la montagne pour manger du gland".
Les temps passèrent, et l'économie moderne accompagnée des nouvelles techniques de communications, elle, gagnait du terrain. Nos Kabyles, entre autres qui jusque-là se contentaient de leur vie de dignité, n’ont pas résisté à la tentation de prendre part à cette modernité. Ils commençaient alors à sortir de leur coquille. La dernière civilisation fut celle de la France. Cette dernière n'était pas dupe. Elle savait pertinemment que cette partie du peuple portait toujours le germe du nationalisme dans son crâne. Aussi, à aucun moment, la France n'avait daigné prendre en compte l'existence de ces habitants. Celle-ci préféra collaborer avec la population arabophone qui, elle, avait toujours accepté la soumission à différentes époques de colonisation.
Aussi, pour arabiser cette partie du peuple autochtone réfractaire à toute civilisation étrangère, la France avait institué des bureaux dits "arabes" qu'elle chargea de l'établissement de son état civil, en langue arabe.
Par cette entreprise d'altération, la France avait un objectif bien défini à savoir que l'Algérie ne comptât qu'un seul peuple et celui-ci était arabe.
L'Arabe étant donc conquérant, elle n'aurait pas de mal à lui enlever ce pays dont l'existence remontait au 7ème siècle seulement. Mais les kabyles qui étaient toujours jaloux de leur pays, ne se laissèrent pas faire. Autres, les résistances sporadiques qu'ils avaient manifestées à différentes époques de la colonisation française, notamment : Contingents militaires engagés contre les Français en 1830 à Sidi-Ferruch et ceux fournis à l'Emir Abdelkader en 1839, résistance de Fatma Ensoumeur 1950-1957, celle d’El-Mokrani 1970-1871, celle d’Ahmed Oumari (Robin des bois des années 1940), Krim Belkacem 1945-1954, pour ne citer que les actions qui avaient lieu contre la France avant la glorieuse insurrection nationale de 1954 où les Kabyles ont joué un rôle de premier plan jusqu'à l'indépendance du pays.
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la profonde origine de l'Algerie. par un citoyen francais
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