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Bouteflika pris en otage par un systéme politique machiavelique, impitoyable, inhumain, selon Algerie network

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Humilié et offensé, Abdelaziz Bouteflika a perdu toute capacité de réaction

Posted: 07 Sep 2013 03:49 AM PDT

bouteflikaLe peuple algérien s’est toujours distingué par la fierté et la dignité qui le caractérisent.

A voir la manière avec laquelle le président de la République est traité par son entourage pour des raisons inavouables ne tenant pas au principe de l’intérêt supérieur de l’Etat et de la nation, blesse profondément les Algériens, lesquels assimilent ce traitement inhumain infligé à un homme affaibli par la maladie et la vieillesse à une humiliation.

Psychologues et politologues analysent l’humiliation en tant que rabaissement et soumission de l’autre, comme « une restauration des hiérarchies et une blessure infligée à la dignité de la personne ».

Montrer le chef de l’Etat, toujours assis dans un fauteuil, ne pouvant, conséquence de son AVC, se mettre debout et marcher, à chaque fois que l’on a besoin de l’exhiber, est une offense non seulement à Abdelaziz Bouteflika, qui ne peut décider de rien, y compris de partir, rappelant la fin de règne de Habib Bourguiba instrumentalisé par sa nièce, Saïda Sassi, qui régentait la Tunisie, mais aussi aux institutions du pays dont aucune ne fonctionne selon les règles constitutionnelles établies.

Faire croire – alors que personne n’y croit, ni à l’intérieur ni à l’étranger – que Abdelaziz Bouteflika continue à diriger l’Etat à partir de la station balnéaire de Sidi Fredj où ses médecins se relaient pour le maintenir en vie jette une suspicion légitime sur les intentions de ceux qui tiennent la décision dans ce pays dont on ne sait vers quel destin funeste ils veulent le mener.

Persister sur cette voie de la manipulation des institutions, des hommes jusqu’à leur humiliation, des images truquées et du mensonge sur l’état de santé de tout le pays, c’est préparer à l’Algérie et au peuple algérien des lendemains sombres et douloureux.

La raison et le souci de l’intérêt de l’Etat et de la nation auraient voulu, voire exigent que l’article 88 de la Constitution, faite et imposée par Bouteflika lui-même, fût immédiatement appliqué pour sortir de cette impasse institutionnelle, mettant l’Etat dans une situation d’ingouvernabilité chronique.

L’Union soviétique, qui continue, à maints égards, d’être « notre » modèle, fut la risée du monde avec sa gérontocratie, poursuivant l’humiliation jusqu’à prétendre, comme le font, aujourd’hui, les dirigeants algériens, en particulier ceux protégés par la « Charte de la paix et de la réconciliation nationale », que le maintien de Leonid Brejnev, dernier tsar de Russie, auquel Abdelaziz Bouteflika commence à ressembler physiquement, préservait l’unité de l’empire alors que celui-ci était entré dans une phase d’éclatement à la fin des années 1970.

Il est triste que le chef de l’Etat algérien en soit ainsi réduit à l’état de poupée de chiffon avec laquelle joue une bande de malfaiteurs dans le seul but de garantir son impunité et de poursuivre le pillage des richesses nationales.

Privé de parole – personne ne l’a entendu prononcer un mot à la télévision -, Abdelaziz Bouteflika qui ne doit même plus savoir ce qu’il représente lui-même ni n’a conscience des fonctions qu’il occupait, ne peut exprimer la douleur qu’il ressent à subir toute cette humiliation dont il est la victime.

Brahim Younessi


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